Accueil // Qui sommes nous ?

Qui sommes nous ?

Le site bonsai365 a été créé par deux amateurs de la région bordelaise, deux compères qui ont envie de partager leur vision et leur approche du bonsaï. Derrière ce journal de bord du bonsaï se cachent des personnalités différentes mais aussi complémentaire. Voici leur portrait dressé en quelques lignes.

Christophe Durandeau

J’ai découvert le bonsaï vers 2003, suite à l’achat de ma maison avec un jardin. Je me suis mis à faire pousser un peu tout et n’importe quoi (enfin surtout n’importe quoi). Comme j’habite en ville, j’ai un petit jardin, la place manque rapidement. Plutôt que de cultiver en terre, j’ai cultivé en pot. Parallèlement à cela, un copain fan de culture japonaise me montrait des revues qui traitent du bonsaï.

C’est à ce moment que j’ai découvert les premiers forums, et le lancement de edg-bonsai, avec Michel Sacal, ancien président de la Fédération Française de Bonsaï, qui habitait à une trentaine de kilomètres de chez moi. Nous échangeons par email et je le rencontre au club début 2004. Tout de suite le courant passe, avec Michel et quelques autres membres du club. C’est le début de l’aventure.

A cette époque je m’étais lancé dans de gros travaux dans ma maison et je n’avais pas vraiment les moyens de claquer quelques centaines d’euros dans quelques prébonsaï dignes de ce nom, j’ai donc commencé avec quelques arbres de pépinière sans intérêt, des « rogatons ». De ces débuts difficiles et frustrants j’en conserve un respect pour ces arbres sans prétentions, parfois même ingrats, mais qui avec du temps et de la patience donneront souvent de jolis bonsaï.

Vers 2008 j’ai compris qu’il fallait vraiment bosser pour avoir des bonsaï. Je commence une formation avec Jacques Marty, qui a suivi les 9 ans de cours avec Maître Suzuki puis Andô. Ce fut une sérieuse remise en question, mais avec du recul ce fut très bénéfique. Parallèlement je participe à des ateliers, notamment avec Jean-François Busquet.

Christophe Durandeau

Il y a des personnes qui influencent notre parcourt de bonsaïka, des personnes dont la façon de travailler ou l’esthétique ne nous laissent pas insensible. Parmi les personnes avec lesquelles j’ai eu la chance et le plaisir de travailler il y en a trois qui sont pour moi de véritables mentors.

D’abord Michel Sacal, pour son dynamisme et son approche expérimentale du bonsaï. C’était quelqu’un qui essayait beaucoup de choses, beaucoup d’espèces et n’hésitait pas à partager ses expériences heureuses et malheureuses. C’est aussi lui qui m’a forcé dès le début à travailler correctement et propre : ne pas laisser les mauvaises herbes dans les pots, faire attention à sa ligature, etc. Ce sont des valeurs que j’essaye de transmettre à travers ce blog.

Ensuite Jacques Marty, pour sa pédagogie et son approche très japonaise du bonsaï. Dans tout art, dans n’importe quelle discipline, il faut passer par une étape durant laquelle les bases doivent être apprises et surtout comprises. Les années passés à travailler avec Jacques m’ont ouvert les yeux sur certains aspects du bonsaï, sur les fondements et le classicisme du bonsaï à la japonaise. Ces acquis constituent pour moi des bases fondamentales qui permettent de pouvoir commencer à voler de ses propres ailes.

Enfin Jean-François Busquet, pour son approche poétique et technique du bonsaï. La poésie se retrouvent dans ses arbres qui ont beaucoup d’élégance et de raffinement ; ils ne laissent pas indifférents. Ensuite son approche technique vise à tirer le plus possible d’un arbre ; il n’hésite pas à faire de gros pliages si cela peut améliorer l’esthétique mais toujours dans le respect de l’arbre. Encore une fois c’est une approche à laquelle j’adhère complètement.

Le bonsaï c’est enfin pour moi de belles rencontres. C’est un monde assez petit dans lequel il est facile de rencontrer d’autres amateurs ou des artistes lors des expositions. J’ai ainsi pu rencontrer des gens formidables, faire des rencontres inattendues, lier de véritables amitiés. Comme disait Michel Sacal, « le bonsaï c’est l’amitié ».

Laurent Deitsch

J’ai toujours été attiré par tout ce qui est petit, les miniatures et donc les bonsaï… Lorsque j’étais plus jeune j’en ai offert un pour une « fête des mères ». Quelques jours plus tard il était mort. Je pense que cet échec m’a fait hésiter pendant de longues années a me lancer dans ce monde de « petits arbres »… certaiement parce que je n’avais pas compris pourquoi il était mort. Les années passent et l’envie est toujours présente, mais la crainte aussi… Mon épouse m’offre un arbre a Noël 2007 : un carmona.

N’y connaissant rien quant à son entretien, je fais des recherches sur internet et tombe très rapidement sur le forum edg-bonsai. J’y lis et lis et relis beaucoup de messages… Mon premier échange direct a été en MP avec un certain Michel Sacal, à qui je demandais quelle variété d’érable je pouvais me procurer en pépinière.

Il m’a simplement répondu : « laisses tomber les pépinières et vient avec nous samedi, on va chez Marty » Bien, me voila parti… mais c’était quoi Marty ? Un magasin ? Une pépinière… 2h de route plus tard, j’ai découvert Jacques Marty et ses arbres. C’est a ce moment que j’ai compris ce qu’est un bonsaï, et que je voulais m’occuper et apprendre à travailler des bonsaï.

Laurent Deitsch

Michel m’a présenté « quelques bobines de son club » (comme il disait)… et m’a invité a aller avec eux chez un certain Galinou 3 semaines plus tard… Emmerveillé, je suis revenu de chez Jacques Marty et Jacques Galinou avec quelques arbres, et j’ai rejoint le Bonsaï Club Girondin.

En 2010, j’ai participé a mon premier stage dans les Corbières, chez Jean-Francois Busquet… Un week-end complet consacré au bonsaï, en immersion totale avec les copains… Ce week-end là j’ai pris une grande claque en voyant ses yamadori et ce qu’il en fait. J’aime beaucoup l’approche de Jean François sur sa façon d’aborder les arbres, sa façon de faire très méticuleuse, sa façon de transmettre son savoir… Bref j’apprécie beaucoup l’homme ! Depuis je renouvelle ce stage tous les ans.

J’ai aussi participé a d’autres ateliers animés par Francois Gau, Hervé Dora (vev), Olivier Barreau. J’essaye d’apprendre avec tous ceux que j’ai eu l’opportunité de côtoyer, je grignote un peu de leur façon de travailler, de leur approche du bonsaï, avec la volonté de toujours apprendre.

Finalement tous ces stages et ateliers m’ont beaucoup apportés dans cet art qu’est le bonsaï, et dans le travail a accomplir au jour le jour pour la bonne santé de mes arbres.

Comme le dis aussi mon compère Christophe, le bonsaï, c’est des arbres, des Hommes et de l’amitié…