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Pincement des chandelles des pins

Les pins ont commencés leur activité, les bourgeons s’ouvrent, les chandelles s’allongent et les aiguilles commencent à apparaître. Sur des pins très vigoureux la chandelle peut faire plusieurs centimètres, et si l’on ne fait rien la pousse finale va conserver cette taille, à moins de les pincer.

Ce pincement est appelé le « metsumi » par les japonais. Il consiste à couper cette toute nouvelle pousse. La chandelle pincée va alors être affaiblie et stopper sa croissance. Cela permet non seulement de conserver à l’arbre sa taille compacte mais aussi de donner plus de vigueur aux chandelles plus faibles, qui sont généralement à l’intérieur de l’arbre.

Chandelles sur pin sylvestre

La première question à se poser, est de savoir s’il faut pincer ou pas un arbre. C’est une technique qui est employée sur les arbres déjà formés. Sur un arbre non travaillé, il n’est pas opportun de pincer car nous ne savons pas si une branche a la bonne longueur ou si elle doit encore s’allonger pour la mise en forme finale.

Ensuite, le pincement est à éviter sur les arbres juste rempotés. Sauf sur les chandelles qui sont vraiment trop grandes. En effet le pincement va affaiblir l’arbre, alors que laisser pousser librement va stimuler la pousse racinaire.

Pincement chandelle pin sylvestre

On pince quand la chandelle commence à s’ouvrir, c’est à dire quand les aiguilles commencent à apparaître. La pincement peut se faire aux ciseaux, je préfère à la main. Il suffit de prendre la chandelle entre les doigts et de la casser, en faisant une légère vrille.

Chandelle après le metsumi

Plus la chandelle est vigoureuse, plus vous coupez court, en ne laissant que quelques paires d’aiguilles. C’est par cette technique que nous équilibrons la force, en taillant fortement les chandelles vigoureuses afin de bloquer leur croissance, et en laissant les plus faible le temps qu’elles prennent de la vigueur.

Bourgeon fort et bourgeon faible sur pin sylvestre

Il arrive parfois que sur deux bourgeons en bout de branche, l’un soit vigoureux et fasse une grande chandelle, alors que l’autre reste faible. En pinçant le plus fort nous donnons plus de vigueur à celui qui est plus faible.

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