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Partir au Japon pour étudier le bonsai ?

Nous prenons du plaisir à travailler chaque jours nos bonsaï, avec ses réussites et parfois ses échecs. Nous essayons d’apprendre de nouvelles techniques grâce à des livres, des revues, les sites internet et des ateliers. Mais il arrive un moment où irrémédiablement il devient difficile de progresser. Peut-être tout simplement car le bonsaï n’est pas vraiment dans notre culture européenne et que de nombreux fondements de l’esthétique (par exemple le wabi sabi) font référence à des notions qui peuvent nous être difficile à comprendre. La solution ne serait-elle pas de faire un voyage au Japon pour toucher le saint graal de plus près ?

Plusieurs de nos amis sont déjà allé au Japon, voir des expositions ou bien visiter des jardins de Maîtres. Chaque fois ce fût une énorme claque en revenant chez soit. Certes nos arbres ont moins de maturité mais il y a ce petit quelque chose qui fait que les arbres japonais sont réellement au dessus de ce que l’on pourrait faire. L’envie d’aller étudier avec un pépiniériste japonais n’est pas une idée saugrenue et nombreux sont ceux qui ont fait le grand saut.

Pourtant, les maitres japonais prenaient pas facilement des stagiaires, encore moins occidentaux… Il faudra faire preuve de persuasion et avoir des bases de japonais sera un minimum. Ryan Neil a par exemple écrit de nombreuses lettres à Masahiko Kimura avant que ce dernier ne l’accepte comme apprenti dans sa pépinière. Pourtant cette expérience a radicalement changé sa vie. Nous pourrions aussi parler de Bjorn Bjorholm qui a étudié à la pépinière Kouka-en de Maître Fujikawa, dans la banlieue d’Osaka. Cette pépinière a ouvert en 1950 et c’est aujourd’hui la plus importante de la région, et de nombreux arbres ont été exposés à la Kokufu.

Le climat au japon est bien different du notre, il ne faudra pas se focaliser uniquement sur la culture mais bel et bien sur les techniques (même si les deux sont liées). N’espérez pas pourtant travailler tout de suite un énorme pin centenaire. Les premières semaines (voir les premiers mois) seront consacrés aux bases, mais quel plaisir tout de même d’être au milieu de bonsaï souvent emblématiques que nous avons vus dans des revues ou catalogues.

Sachez enfin qu’avec un simple visa touristique vous ne pourrez rester que 90 jours maximum sur le territoire nippons. Au delà il faudra demander un visa de type « working Holliday », mais il est normalement réservé aux jeunes de moins de 30 ans. Pour nous c’est trop tard mais si vous avez l’occasion de partir au Japon pour étudier le bonsaï, n’hésitez pas une seconde, ne laissez pas passer cette chance !

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